Reporting extra financier

Reporting extra financier

La France est l’un des pays pionniers sur le cadre législatif lié au reporting extra financier. A ce titre, elle a été le premier pays à demander des comptes aux entreprises au regard des conséquences sociales et environnementales de leurs activités. 

La France a, de cette manière, fait évoluer son cadre législatif au cours du temps autour des dimensions climatique, sociale et gouvernementale. Aujourd’hui, ce cadre est toujours en perpétuelle amélioration… et s’avère parfois difficile à suivre.

Par conséquent, il appartient aux acheteurs de le maîtriser afin de protéger au mieux leurs entreprises et approvisionnements. Pour maîtriser une vision extra financière de long terme, connaître les enjeux autour de ces différentes notions est un point clé de la fonction achats.

Dorénavant, des directives, comme la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive), ou les critères ESRS (European Sustainability Reporting Standards) à l’échelle européenne, définissent les grandes lignes, puis elles sont appuyées par des décrets qui formalisent le reporting.

Afin de vous accompagner dans vos démarches, pour la mise en place du reporting extra financier au sein de vos entreprises, voici une rétrospective des différents dispositifs :

Reporting extra financier

Evolution du cadre de reporting extra financier, à l’échelle européenne

ESG critères (ESRS)

Définition

Nouveaux critères européens d’évaluation de l’impact des l’entreprises, sur les aspects environnementaux, sociaux et de gouvernance.

Obligations

Utilisation des critères pour étayer les performances de l’entreprise dans la CSRD. Ces critères sont à choisir selon les principaux enjeux et activités de l’entreprise.

Moyens

Cartographie des risques et choix des critères correspondants.

Délai / application

Applicable à la CSRD dès 2024.

ESG : Environnementaux, sociaux, gouvernementaux

ESRS : European Sustainability Reporting Standards

CSRD, ex DPEF

Définition

Nouvelle directive de l’Union européenne, qui vise àrenforcer les obligations de reporting extra-financier des grandes entreprises. Elle va aussi harmoniser le reporting sur les critères ESG.

Obligations

Déclaration : modèle d’entreprise, actions sociales, environnementales et éthiques, cartographie et procédures de réduction des risques, résultats.

Avec indicateurs conformes normes UE et comparables.

Moyens

Cartographie des risques avec indicateurs ESG.

Délai / application

2024 : GE cotées > 500 salariés.

2025 : >250 salariés.

2026 : PME CA >700k€ et bilan >350k€.

2028 : filiales européennes de sociétés mères hors UE CA >150M€ Europe + 1 filiale UE.

CSRD : Corporate Sustainability Reporting Directive

DPEF : Déclaration de Performance Extra Financière

BEGES, décret n°2022-982

Définition

Le décret BEGES élargit les bilans carbone aux émissions indirectes, qui découlent des opérations et activités de production. Notamment : achats de marchandises, transformation sur la chaîne de valeur, acheminement, etc.

Pour une vision complète de l’empreinte climatique de chaque entreprise.

Obligations

Déclaration certifiée ADEME (agence de la transition écologique).

Moyens

Reporting des émissions GES des scopes 1 2 et 3 de l’entreprise :

  • Actions et moyens mis en place par l’organisation après le bilan précédant.
  • Réduction des émissions directes et indirectes de GES attendues.
  • Résultats obtenus.
  • Justification  en cas de non mise en œuvre des actions envisagées.
Délai / application

2023 : entreprises > 500 salariés – CA ou bilan consolidé > 100M d’€.

Puis idem calendrier CSRD.

A noter : à refaire tous les 4 ans.

 

Sanctions financières : 50K (là ou on peut faire son bilan carbone à partir de 1K)

BEGES : Bilan des Emissions de Gaz à Effets de Serre

Dernières évolutions des lois, normes et directives au service du reporting extra financier

Novembre 2023 : COP28

Fixation d’un objectif collectif quantifié en matière de financement de la lutte contre les changements climatiques, soit : « accélérer la transition hors des énergies fossiles pour la neutralité carbone en 2050 »

Juillet 2023 : critères ESG (Environnementaux, Sociaux, Gouvernementaux)

Les critères ESRS / ESG vont cadrer le reporting CSRD et permettre de comparer les performances des entreprises à l’échelle européenne.

2023 : CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive)

Nouvel outil de reporting, qui renforce et remplace la DPEF, pour faire respecter les principes de la CSDD.

2022 : BEGES (bilan d'émissions de gaz à effets de serre)

La publication d’un bilan carbone devient obligatoire pour les entreprises de +de 500 salariés.

2021 : Loi Climat et résilience

Emergence de la neutralité carbone, dans la lutte contre les passoires énergivores. Cette Loi vise à maîtriser le niveau d’émissions GES des entreprises, à inscrire à la DPEF.

2019 : Loi Pacte

Création du concept d’ « entreprise à mission » : une raison d’être concrétisée par des objectifs sociaux et environnementaux.

2017 : DPEF (Déclaration de Performance extra Financière)

Matérialisation du reporting extra financier (RSE) pour l’application du Devoir de vigilance.

2017 : Loi sur le Devoir de Vigilance

Définition d’un plan de vigilance, et chiffrage des mesures, à faire figurer sur la DPEF.

2015 : LTECV (Loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte)

C’est la LTCEV qui introduit dorénavant la notion de stratégie nationale bas-carbone (SNBC), en définissant des objectifs de réductions d’émissions de gaz à effets de serre par secteur.

2010 : Norme ISO 26000

Cette norme provient d’un consensus de pays et établit les grandes lignes de la RSE au niveau international.

2007 et 2010 : Lois Grenelle 1 et 2

Ce dispositif fait le lien fait entre la gouvernance des entreprises et la RSE.

2001 : 2001 Loi NRE (Nouvelles régulations économiques)

Cette loi impose désormais aux sociétés cotées un reporting social et environnemental.

Principes précurseurs à l’émergence de la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises)

2015 : 17 ODD (Objectifs de développement durable) de l'ONU

Appel mondial à agir pour éradiquer la pauvreté et protéger la planète dans la paix et la prospérité d’ici à 2030.

2000 : Pacte Mondial des Nations Unies

10 principes érigés au nom des droits humains, environnementaux et sociaux.

1992 : Sommet de Rio

Une définition du développement durable est donnée. Le protocole de Kyoto, qui permet la réduction des émissions GES est adopté.

1976 : Principes Directeurs de l'OCDE

Premiers principes érigés au nom des droits sociaux, de l’environnementaux par les pays de l’OCDE + 12 autres.

Un environnement complexe à défricher

La plus value des experts de l’information

Toutes les entreprises sont concernées par la RSE et ce, quels que soient leur taille ou leur secteur d’activité. L’objet social de toute société doit intégrer des considérations sociales et environnementales. Les associations et acteurs publics ont également leur rôle à jouer et peuvent eux aussi s’engager dans la démarche.

Pour cela, nous vous aidons en tant que donneur d’ordres ou fournisseur, à favoriser votre conformité et à réaliser votre bilan carbone (scopes 1 à 3).

Nos modules

Nous récupérons, nettoyons et restituons vos bases de données achats, à travers nos tableaux de bord à valeur ajoutée pour vos métiers.

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Le principe de double matérialité

Le principe de double matérialité

Le principe dit de « matérialité » est un concept de finance durable qui fait référence aux éléments importants à faire apparaître dans les états financiers. C’est lorsque la notion de « double matérialité » a été proposée que celle de « simple matérialité » a émergé pour décrire ce qui lui précédait. Alors que jusque là on parlait plutôt de « matérialité » tout court, en réalité.

Double matérialité : origine du terme

Qu’est ce que la double matérialité ?

Par définition, une information est dite matérielle si :

Son omission, son inexactitude ou son occultation est susceptible d’influencer les décisions prises sur la base de ces états financiers.

En comptabilité d’entreprise, l’on considère comme étant matérielle toute information dont l’omission pourrait influencer la décision d’acheter ou de vendre des actions d’une entreprise, ou de lui prêter ou pas des capitaux, par exemple. 

La double matérialité: vous avez dit « double »?

Matérialité simple « OUTSIDE IN » ou matérialité financière

La matérialité regroupe les impacts générés par l’environnement économique, social et naturel sur les résultats de l’entreprise.

Dans cet esprit, elle rapporte aux éléments financiers traditionnels tels que le revenu, les coûts, les bénéfices, l’actif, le passif etc. les impacts significatifs de l’évolution du monde. Ces indicateurs les transcrivent, pour ainsi dire.

La matérialité simple est généralement tournée vers l’interne.

Double matérialité « INSIDE OUT » ou matérialité extra financière (d’impact)

La double matérialité considère dorénavant l’impact de l’entreprise sur le monde.

Les critères ESG, qui reprennent les aspects environnementaux, sociaux et de gouvernance le matérialisent. A cet effet, ils représentent la mesure par excellence de la double matérialité.

La double matérialité est tournée vers l’externe.

Matérialité double

Des notions complémentaires

Le concept de double matérialité entend, justement, que ces 2 dimensions, financière et d’impact, restent interdépendantes. Pour une évaluation globale cohérente durable, elles doivent néanmoins être prises en compte conjointement. 

Bien sûr, en complémentarité à cette notion de matérialité préexistante, et pour normer le reporting, l’Europe cherche à étendre la matérialité au-delà du domaine économique. C’est à cet effet, que l’Europe met en avant le terme de « double matérialité » dans sa directive sur la publication d’informations extra financières.

Ainsi naissent les deux pôles de la finance dite « durable ».

Les nouvelles contraintes liées au double reporting

Dorénavant, les entreprises ne sont plus uniquement observées sous le prisme financier. Dans un contexte d’élévation des consciences afin de préserver la planète, les enjeux s’élargissent et les activités sont regardées différemment.

Les sujets extra financiers observés sous le prisme des critères ESG (environnementaux, sociaux, et de gouvernance)

Depuis la loi sur les Nouvelles régulations économiques (NRE) de 2001, un devoir de transparence prend son essor pour les grandes entreprises, par la communication d’informations au public concernant l’impact social et environnemental de leurs activités.

Désormais, les comptes se rendent à l’échelle européenne et les indicateurs ESG permettent de comparer les mesures prises par les entreprises. 3 axes se détachent :

Environnement

Quantification des émissions de gaz à effets de serre des entreprises, en propre et sur la chaine de valeur.

Ethique et social

 Qualité ou avis consommateurs, mais également avis des employés,  choix et réputation des fournisseurs et sous-traitants avec lesquels l’entreprise travaille.

Gouvernance

Pour piloter l’entreprise conformément aux attentes, désormais européennes, il y a des chantiers à prioriser, et des processus à mettre en place. Ceci afin de répondre à l’objectif global de durabilité requis (rappel accord COP 28 : atteinte de la neutralité carbone en 2050). Cela s’appelle la gourvernance.

La « valeur » pour les entreprises

La valorisation de la notation extra financière

Dans le cadre des opérations M&A, 77% des entreprises accordent désormais une attention particulière aux critères ESG. 

En effet, pour plus de 65 % des répondants, la performance ESG influence la valorisation d’une entreprise.

(source : étude PWC – communiqué de presse décembre 2023)

De plus en plus, l’on va vers un alignement des intérêts des parties prenantes : consommateurs, employés, investisseurs, intérêt général. Les actionnaires, principaux acteurs de la profitabilité, deviennent donc également acteurs de la responsabilisation de l’entreprise.

Processus de création de valeur

Ainsi, la création de valeur à long terme passe par un système financier mondial pérenne et efficace du point de vue économique. Désormais, le système doit récompenser les investissements responsables à long terme et profiter à l’environnement comme à la société toute entière. Ceci bien évidemment, en prenant en compte non plus la « matérialité », mais bien la « DOUBLE matérialité ».

La CSRD va formaliser le reporting extra financier pour le valoriser

Pour ce faire, la CSRD consiste à la génération d’un rapport qui consolide toutes ces informations. L’exercice commence par une cartographie complète des activités, et consiste à remonter les informations en risques et opportunités, sur base des fameux indicateurs ESG / ESRS.

En ce sens, la CSRD se nourrit de ces indicateurs, ainsi que du BEGES et de ses 3 scopes, pour tracer l’impact climat, social et gouvernance de l’entreprise et de ses activités.

C’est concrètement l’outil qui précise les attendus quant à l’application du concept de double matérialité dans l’entreprise

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Obligations de vigilance : quelle méthodologie ?

Obligations de vigilance : quelle méthodologie ?

Impliquer les 2 côtés dans un partenariat « gagnant gagnant ».

Obligations de vigilance : le contexte

 

La problématique des obligations de vigilance

Pour tout contrat > 5K€, la loi exige des donneurs d’ordres qu’ils détiennent pour chacun de leurs fournisseurs : K-Bis, attestation de vigilance URSSAF, liste des travailleurs étrangers.

Ces documents doivent être facilement accessibles, stockés pendant 5 ans, et mis à jour tous les 6 mois.

80% de documents de vigilance à jour : comment y arriver ?

 

Etape 1 : Une base à jour pour contacter les fournisseurs

Avoir une base fournisseurs propre est un pré requis pour identifier les entreprise de votre portefeuille soumises à l’obligation de vigilance. Cette étape est souvent bâclée, or elle est essentielle pour assurer le succès d’une campagne d’adhésion aux obligations de vigilance.

La proposition unique d’EASYPICS

Construction d’un référentiel central

Le métier d’Easypics : récupérer, nettoyer, dédoublonner les datas et bases internes clients et fournisseurs, pour vous restituer une base « propre ». 

Grâce à la constitution d’un référentiel global, qui rassemble les dépenses des différentes entités de l’entreprise auprès de leurs fournisseurs ,nous centralisons aussi les coordonnées de vos fournisseurs, et notamment celles de ceux soumis aux lois sur les obligations de vigilance.

Une fois cette étape de normalisation effectuée, et les fournisseurs concernés par les obligations de vigilance identifiés, nous les invitons sur notre plateforme. Nous organisons ensuite pour vous le dépôt et la mise à jour régulière des documents demandés par la loi : K-Bis, attestation de vigilance URSSAF, liste des travailleurs étrangers.

Etape 2 :  Contact direct et implication

La plupart des acteurs du marché choisissent de relancer les fournisseurs avec des emails automatisés, moyen simple et rapide, mais déshumanisés, atterrissant le plus souvent dans les SPAM, ou sur des adresses emails n’étant plus actives. Force est de constater que cette méthode ne fonctionne pas.

A contrario, le soin apporté par nos équipes à la relation fournisseurs et la proximité humaine sont les clés de notre complétude.

La proposition humaine d’EASYPICS

Une proximité client – fournisseurs

  • La confiance que nos clients donneurs d’ordres nous accordent, nous permet une approche plus saine de leurs fournisseurs, basée sur la relation long terme et la collaboration.
  • De surcroit, l’intervention de vrais humains, qui fait partie de l’ADN d’EASYPICS, avec les personnes habilitées chez vos fournisseurs à remonter et mettre à jour ces documents permet de crédibiliser notre propre approche.
  • Pour vos fournisseurs, mettre en avant leur conformité aux obligations de vigilance se transforme ainsi en avantage, renforçant leur position vis-à-vis d’autres donneurs d’ordres.

Et aussi.. : un constat d’offre incomplète sur le marché

Les acteurs du marché sont souvent spécialisés :

  • dans la conformité légale (obligations de vigilance),
  • dans la responsabilité sociétale des entreprises (bilan carbone, questionnaires RSE),
  • ou encore dans l’information de manière globale (personnes politiquement exposées, bilans financiers etc).

La proposition complète d’EASYPICS

Une garantie pour une conformité totale

 L’idée est de vous proposer de retrouver toutes vos informations extra financières en une seule et même plateforme.

  • Vous êtes couvert en cas de contrôle : sur lesobligations de vigilance  : K-bis, attestation URSSAF, liste des travailleurs étrangers.
  • Vous complétez votre bilan carbone, selon la méthode officiellement reconnue de l’ABC (Association pour la Transition Bas Carbone), avec la remontée facile des éléments du scope 3.
  • Vous prévenez le risque de corruption pour répondre aux exigeances de la Loi Sapin 2.

A ce titre, en effet, nous sommes en mesure de vous accompagner avec :

  • La remontée des obligations de vigilance dans les tableaux de bord EASYPICS
  • La réalisation de votre bilan carbone, scope 3 compris (car nous avons les éléments de vos fournisseurs, ou la possiblité de réaliser leur propre bilan carbone également)
  • Un questionnaire sur les mesures RSE en place au sein de l’entreprise.
  • Un questionnaire sur les mesures de lutte contre la corruption (Sapin 2) .

Vos fournisseurs peuvent alors mettre en avant auprès de leur conformité face à leur portefeuille clients et dans le cadre d’appels d’offres.

En complément, chaque fournisseur adhérent bénéficiera également d’un accès à notre base des 12 millions d’entreprises françaises. Autant de potentiels prospects à qui proposer leurs services, en conformité légale, environnementale et éthique.

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Obligations de vigilance, Devoir de vigilance, Loi Sapin 2

Obligations de vigilance, Devoir de vigilance, Loi Sapin 2

Les récentes dispositions Obligations de vigilance, Devoir de vigilance, Loi Sapin 2 font suite à plusieurs scandales, qui ont dernièrement touché les entreprises françaises. Afin de réagir, et en tant que pays précurseur, la France renforce ses lois.

Obligations de vigilance, Loi Sapin 2, Devoir de vigilance :

  • Qui est concerné ?
  • En quoi consistent ces 3 Lois ?
  • Comment les appliquer ?
  • Quelles sont les sanctions ?

Obligations de vigilance, Devoir de vigilance, Loi Sapin 2

Lois pour le renforcement de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) : mode d’emploi

Obligations de vigilance

Qui est concerné ?

Désormais, l’obligation de vigilance est valable pour toute entreprise passant un contrat de sous-traitance pour l’exécution :

  • d’un travail,
  • d’une prestation de services,
  • ou tout acte de commerce,

d’un montant > 5 K€ HT / an (en 1 ou plusieurs factures).

Périmètre

Afin de lutter contre le travail illégal, le donneur d’ordre doit, en tant que co-responsable, s’assurer que son sous-traitant respecte bien ses obligations en matière sociale.

Documents légaux

A ce titre, chaque fournisseur ou sous traitant doit être en mesure de produire des documents suivants :

  • KBIS de moins de 6 mois (déclaration d’activité).
  • Attestation de Vigilance URSSAF ou équivalent RSI de moins de 6 mois (vérification du paiement des cotisations et contributions sociales).
  • Attestation de non emploi de salariés étrangers de moins de 6 mois (travail illégal).
Délai / application

Dans le cadre du renformcement des lois sur la RSE, l’application de ces obligations risque d’être de plus en plus vérifiée.

Sanctions

Pour les donneurs d’ordres :

  • Poursuites pénales,
  • Solidarité dans le paiement des cotisations des sous-traitants,
  • Perte des exonérations sociales applicables aux salariés.

Pour les mandataires sociaux :

  • 45 000 € à 225 000€ d’amendes,
  • Interdiction de mandat,
  • 3 ans d’emprisonnement.

Devoir de vigilance

Qui est concerné ?

En premier lieu, le devoir de vigilance s’applique aux multinationales, de + de 5K salariés (dont filiales françaises), et de + de 10K salariés (dont filiales étrangères). Soit près de 150 groupes, ou 0,5% des entreprises françaises.

Périmètre

L’objectif est de contrôler la chaîne d’approvisionnement et d’assurer un comportement éthique, social et environnemental correct au niveau des grandes entreprises françaises.

Plan de vigilance

Afin de mesurer les risques éthiques, sociaux et environnementaux sur la chaîne de valeur, le plan de vigilance transcrit :

Par conséquent, le plan de vigilance et son compte-rendu doivent être rendus publics (inclus au rapport annuel).

Délai / application

Cette directive est amenée à évoluer : elle est devenue la DPEF* puis la CSRD**.

Sanctions

En cas de dommage causé par une défaillance du plan de vigilance, la victime peut demander la réparation du préjudice que le plan de vigilance aurait évité.

**CSRD : Corporate Sustainability Reporting Directive

*DPEF : Déclaration de Performance Extra Financière

Sources : Décision achatsHW&HBird&Bird – 

Loi Sapin 2

Qui est concerné ?

La Loi Sapin 2 concerne les sociétés :

  • Dont le siège social est en France,
  • De plus de 500 salariés,
  • CA (consolidé) > 100 millions €.

Soit environ 1570 groupes, qui emploient 5,3 millions de salariés en France.

Périmètre

La Loi Sapin 2 constitue une obligation de prévention de la corruption, au niveau du groupe.

Loi Sapin 2

A ce sujet, la loi Sapin 2 prévoit 8 piliers à déployer pour établir un plan de prévention de la corruption. A savoir :

  • En premier lieu, une cartographie des risques, par secteurs d’activités et zones géographiques, actualisée. Ceci pour identifier, et hiérarchiser les risques d’exposition de la personne morale à la corruption.
  • L’évaluation de la situation des clients ET fournisseurs de premier rang.
  • Des procédures de contrôles comptables (livres, registres et comptes pour masquer des faits de corruption ou trafic d’influence).
  • La formation des cadres et personnels exposés.
  • Un code de conduite.
  • Un régime disciplinaire de sanction interne en cas de violation de ce code.
  • Un système d’alerte.
  • Et enfin, la mise en place de contrôles.
Délai / application

C’est l’Agence française anticorruption (AFA) qui a autorité pour contrôler le respect de la mise en place des mesures de lutte contre la corruption, dans le cadre de la Loi Sapin 2.

Sanctions

L’Agence Française Anticorruption dispose d’une échelle de 3 sanctions, proportionnées à la gravité des manquements constatés :

  • Avertissement,
  • Saisie de la commission des sanctions,
  • Sanction pécuniaire.

Sources : Value AssociatesBird&Bird – 

Acheteurs, pour suivre les dernières évolutions des lois, normes et directives au service du reporting financier ou extra financier des donneurs d’ordres, abonnez-vous.

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L’obligation de vigilance : qu’est-ce-que c’est ?

L’obligation de vigilance : qu’est-ce-que c’est ?

L’obligation de vigilance : ce que vous devez savoir pour rester en conformité

Quelle est votre responsabilité de donneur d’ordres ?

En tant que donneur d’ordres, vous avez une clé de responsabilité : vérifier que vos sous-traitants et fournisseurs respectent la législation en vigueur. Cette démarche, connue sous le nom d’ obligation de vigilance, est indispensable pour éviter les risques juridiques et préserver votre réputation.

Dans cet article, découvrez ce que dit la loi, les démarches à suivre et les sanctions encouragées en cas de non-conformité.

Qu’est-ce que l’obligation de vigilance ?

L’obligation de vigilance vise à lutter contre :

  • Le travail illégal ,
  • L’ emploi de travailleurs étrangers sans autorisation ,
  • Et plus globalement, les infractions sociales et fiscales.

Elle impose au donneur d’ordres de collecter, vérifier et conserver certains documents pour tout contrat supérieur à 5 000 € HT (cumulé sur une ou plusieurs factures).

Quels documents devez-vous collecter ?

La loi exige que les documents suivants soient datés de moins de 6 mois :

  1. Un extrait Kbis : il atteste de l’immatriculation de votre sous-traitant ou fournisseur. Vous pouvez l’obtenir via Infogreffe, la Chambre des métiers ou l’INSEE.
  2. Une attestation de vigilance URSSAF : ce document prouve que l’entreprise s’acquitte de ses cotisations sociales. Il est délivré directement par l’URSSAF.
  3. Une attestation de non-emploi de salariés étrangers sans titre de travail : elle certifie que l’entreprise respecte les règles en matière d’emploi.

💡 Bon à savoir : Pour les entreprises employant des travailleurs étrangers, la loi impose de fournir une liste qui précise :

  • La date d’embauche,
  • La nationalité des salariés,
  • Le type et le numéro d’autorisation de travail.

Pourquoi est-ce si important ?

Le non-respect de cette obligation peut avoir des conséquences graves :

Sanctions juridiques et financières

  • Jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende .
  • Une solidarité financière avec le sous-traitant en cas de dettes fiscales ou sociales.
  • Annulation des exonérations et réductions de charges sociales par l’URSSAF.

Impact sur votre activité

  • Exclusion des marchés publics pendant 5 ans.
  • Perte de crédibilité et de confiance auprès de vos partenaires.

Quels bénéfices à respecter ces obligations pour la fonction achats ?

En gérant efficacement vos obligations de vigilance, vous transformez une contrainte en avantage :

  • Sécurisez vos relations commerciales : rassurez vos partenaires sur votre conformité.
  • Gagnez du temps : déléguez la collecte des documents à des niveaux de confiance.
  • Valorisez votre image : démontrez votre engagement en matière d’achats responsables.

L’obligation de vigilance : la loi évolue

Dernières évolutions réglementaires (2024)

  • Renforcement des sanctions pour le respect des obligations de vigilance : depuis le 16 juillet 2024, une amende administrative de 20 750 € par salarié peut être infligée si vous employez directement ou indirectement des travailleurs sans autorisation.

  • Directive européenne sur le devoir de vigilance : adoptée en mai 2024, elle impose de nouvelles obligations aux entreprises, notamment en matière d’impact environnemental et social.

Comment rester conforme ?

Adoptez une approche proactive et abonnez-vous à des médias qui vous permettent de vous tenir au courant des lois :

  1. Centralisez la gestion des documents liés aux obligations de vigilance grâce à des outils numériques experts en la matière.
  2. Effectuez des contrôles réguliers pour vous assurer de l’authenticité des documents et de l’actualité des pièces achetées.
  3. Enfin, sensibilisez vos équipes sur l’importance de l’obligation de vigilance et les risques encourus.

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8 piliers Sapin 2 : comment y répondre ?

8 piliers Sapin 2 : comment y répondre ?

Afin de prévenir la délinquance économique, la loi sur la transparence, la lutte contre la corruption et la modernisation de la vie économique, dite « Sapin 2 », a pour ambition de porter la législation française aux meilleurs standards européens et internationaux.

En ce sens, les entreprises doivent dorénavant être en mesure de prouver au régulateur qu’elles ont appliqué les prérogatives Sapin 2. En cela, elles doivent montrer qu’elles ont vérifié la santé éthique de leurs partenaires commerciaux, clients ET fournisseurs. A ce titre, elles sont assujetties à la mise en place en interne des 8 piliers Sapin 2.

8 piliers Sapin 2

Les fondements de la Loi anti corruption Sapin 2

Loi Sapin 2 (rappel 8 piliers)

Cadre législatif

La loi sur la transparence, la lutte contre la corruption et la modernisation de la vie économique – dite « Loi Sapin II » – est entrée en vigueur au 1er juin 2017.

Périmètre

Elle s’applique aux entreprises de :

  • + de 500 salariés
  • CA de + de 100Mios€,

soit environ 1 500 entreprises en France.

Piliers Sapin 2
  1. Définir un code de conduite
  2. Mettre en place un dispositif d’alerte éthique interne
  3. Cartographier ses risques
  4. Etablir des procédures d’évaluation des partenaires commerciaux
  5. Etablir des procédures de contrôles comptables
  6. Proposer un programme de formation interne
  7. Appliquer un régime disciplinaire
  8. Contrôler et évaluer l’efficacité des mesures
Sanctions

Les sanctions en place atteignent :

  • Jusqu’à 1 million d’euros pour une personne morale + dégradation de l’image de marque + indemnisation des victimes.
  • 200 000 euros pour une personne physique + jusqu’à 10 ans d’emprisonnement.

Selon une étude de KPMG, la cartographie des risques et l’évaluation des fournisseurs sont les 2 mesures perçues comme étant les plus difficiles à mettre en place.

L’accompagnement d’EASYPICS pour la conformité

EASYPICS vous permet de réaliser la cartographie de vos fournisseurs et clients, base du dispositif Sapin 2. Cette cartographie rassemble les informations dont vous aurez besoin sur vos partenaires commerciaux pour évaluer le risque, en regard de vos chiffres de dépenses :

Cartographie des fournisseurs et clients.
✅Alertes.
✅Mesures anti corruption (questionnaires).
Evaluations des fournisseurs.

Questionnaires

Nos questionnaires remontent les dispositions prises par vos partenaires commerciaux (clients et fournisseurs) pour lutter contre la corruption en interne, dans le cadre de la Loi Sapin 2.

L’atout Easypics : un questionnaire simple et rapide à remplir.

Evaluations

Il s’agit des évaluations remontées par vos propres équipes au cours de leurs chantiers ou projets avec les partenaires commerciaux (fournisseurs et clients) de l’entreprise.

L’atout Easypics : nos questionnaires sont totalement personnalisables.

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